Agent de surveillance à l’aéroport de Toulouse-Blagnac, Patricia exerce son métier avec passion. Un goût pour la sécurité qui tranche avec son parcours chaotique.

« Je ne peux pas rester en place », lâche-t-elle d’emblée. Entendre par là : non pas une instabilité professionnelle, mais un besoin d’action et de terrain, loin de l’univers du bureau. À 52 ans, Patricia s’épanouit dans son poste de rondière : « surveillance des parkings et des portes d’accès au fret, aux douanes et aux pistes » explique-t-elle.
Cet emploi en CDI, cette francilienne de naissance l’a décroché le 15 octobre 2013 suite à un parcours Plie entamé en juillet 2012. « Patricia est une personne extrêmement dynamique qui évolue dans un milieu cadré avec le souci de la protection des personnes », précise sa référente, Nathalie Barret.

Atterissage

Toute jeune, l’uniforme l’attire. Elle se rêvait policière puis opératrice sur contrôle radar dans l’armée. Finalement, trois jours lui suffise : « un engagement de cinq ans, cela faisait beaucoup… »
Fonceuse, Patricia multiplie les emplois : secrétariat, industrie, hôtesse d’accueil et femme de services auprès de jeunes enfants dans une mairie. Mais victime de violences, sa vie bascule avec un départ précipité d’Île-de-France.
Atterrissage douloureux dans la région. « Je me suis retrouvé à 6 h du matin avec 48 € en poche à faire le 115. » Le CCAS de Tournefeuille lui déniche un logement, et la voilà qui décroche un diplôme et un poste de sauveteur secouriste incendie dans le métro toulousain.

Envie de s’en sortir

Le mauvais sort la rattrape : nouvelle agression et cancer. « À ma sortie de l’hôpital, j’étais brisée », se remémore-t-elle les larmes aux yeux. Pôle emploi l’oriente vers le Plie. « Son envie de s’en sortir était très forte », souligne Nathalie Barré.
Patricia se fait reconnaître comme travailleuse handicapée et suit des ateliers de redynamisation, comme celui yoga/sport de combat. « Toute ma colère est partie en frappant dans le sac de sable ! »
À présent Patricia espère monter en grade dans son « boulot haletant ». Un métier sécurisant…

Shares
Share This